أخبار وطنية Bourguiba et la fête de l'indépendance... Par Moncef Ben M'rad
Par Moncef Ben M'rad
Entre les années 65/70 Bourguiba et son régime étouffaient toutes les libertés politiques. À cette époque j'étais président de la Fédération Tunisienne des Ciné- Clubs et, avec d'autres membres du bureau, on a défendu la démocratie.
Un peu plus tard j'ai réalisé un court métrage LE ROI au sein de la Fédération des Cinéastes Amateurs pour critiquer le despotisme de Bourguiba (film satirique que moncef dhouib à vu) et le film a été saisi.
Plus tard, mon hebdomadaire RÉALITÉS a été saisi 4 fois avec mise en faillite et j'ai vécu 17 procès pour avoir défendu la liberté d'expression.
Auparavant, Bourguiba a fait suspendre la retraite de mon père sidi Mohamed Salah Ben Mrad qui a été démis de ses fonctions par le résident Mast et Lamine bey pour son nationalisme et son soutien à la lutte de libération nationale en 1948.
Ma sœur Bchira Ben Mrad qui était la géante du mouvement national féminin (avec d'autres militantes et dans la plupart des villes) en créant la première association féminine en 1936, alors qu'elle avait 22 ans, s'est vue effacée de l'histoire par Bourguiba qui ne supportait pas l'existence de cette leader...

Malgré tout cela et toutes les injustices politiques contre ce pays, ma famille et ma personne, je considère que Bourguiba est un géant visionnaire à nul autre pareil dans le monde arabe. La femme, la santé et l'éducation ont réalisé, avec lui, de prodigieux progrès.

Moi et la Tunisie nous lui sommes reconnaissants et redevables malgré ses échecs dans le domaine politique.